Et si, en agissant sur nos pensées, nous parvenions à agir sur notre corps, modifier son fonctionnement, et améliorer sa longévité ?

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Notre cerveau garde en mémoire nos pensées, en relation avec nos émotions. La plupart du temps, il s’agit de pensées en lien avec la peur ou l’angoisse, que nous avons construites depuis notre plus tendre enfance. 

Comme s’il s’agissait d’un programme à suivre qui, à la fois nous conforterait dans nos petites habitudes mais, en même temps, nous empêcherait d’en sortir, et nous enfermerait dans une sorte de cercle vicieux. Nos pensées créent des émotions, et nos émotions nous font penser aux mêmes choses.

Dès que nous activons ce programme, le cerveau recâble automatiquement les même réseaux neuronaux, pour aller au plus facile. Plus les pensées sont répétitives, et plus leurs signaux électriques se déclenchent aisément dans le cerveau.

Le stress est connu pour entraîner toute une cascade de réactions du corps qui peuvent être destructrices sur le long terme. 

Il joue d’ailleurs un rôle majeur dans l’accélération du vieillissement et le développement de la maladie d’Alzheimer.

Beaucoup d’entre nous cherchent à prendre du recul sur leur situation, ou à faire une pause pour se sortir de ce cercle vicieux. 

Mais passé un certain temps, les bonnes habitudes semblent irrémédiablement laisser la place à ce stress qui revient nous envahir.

Lorsque nous décidons de changer d’habitudes de vie, des milliers de nouvelles connexions neuronales sont sollicitées. Mais, comparativement à celles activées par habitude, elles ne font pas le poids. 

Dès l’instant où nous commençons à flancher dans nos bonnes résolutions, les anciens réseaux reprennent le dessus et se remettent à fonctionner comme avant.

Moins de stress correspond généralement à plus de temps libre et une meilleure hygiène de vie en général, et donc des situations nouvelles demandant un certain travail d’adaptation au cerveau. 

De l’autre côté, la sensation liée au stress sera, pour le cerveau, une réponse plus simple, plus connue et plus rapide. Si nous avons l’habitude d’avoir des pensées négatives, il se dirigera de préférence vers la réponse conditionnée, utilisant le réseau neuronal le plus souvent activé, soit : le plus aisé à faire fonctionner.

Qu’est-ce que la reprogrammation du cerveau ?

 

Les études épigénétiques, en psycho-neuro-immunologie et en plasticité neuronale montrent que notre cerveau, tout comme nos gènes, sont malléables. 

Ce qui est fait peut être défait, grâce à la reprogrammation du cerveau. Partant du principe que nos pensées et nos émotions sont capables de créer la maladie, elles devraient aussi être capables de créer la santé et la longévité.

 

Comme nous ne voyons le monde qu’à travers la réalité que nous construisons mentalement, il s’agit de s’en extraire, afin d’en bâtir une nouvelle. Pour cela, il suffit de vouloir vraiment changer.

Le reframing peut être traduit par « changement de cadre de référence ». C’est un schéma complexe dans lequel s’articulent nos croyances, nos valeurs, nos habitudes… qui viennent beaucoup par automatisme. 

C’est ce qui nous permet de donner un sens à notre réalité, mais ce n’est pas forcément le bon. Dès l’instant où une partie de ce cadre est modifiée, le sens qui en découle peut changer.

Afin d’y parvenir, il convient d’abord de faire le point sur ce que nous considérons comme étant notre cadre actuel. 

 

C’est plutôt simple dans la mesure où se sont, en général, des attitudes qui se répètent, et souvent des mauvaises dont on veut se débarrasser, comme les fameuses ruminations sur le passé.

Un des exercices recommandés consiste à noter tous les événements qui déclenchent une émotion. 

Par exemple, untel fait une réflexion qui génère de la colère en nous. Un autre nous complimente mais nous n’y croyons pas…

Au calme, nous pourrons ensuite procéder à une réinterprétation de ces événements qui nous ont marqués :

  • Un problème peut devenir une opportunité
  • Une faiblesse se transforme en force
  • Un sentiment d’oppression (« contre moi ») devient neutre (« sans se soucier de moi »)
  • Une méchanceté s’entend désormais comme un manque de compréhension.

Prendre du recul sur nous, et sur ce qui nous entoure, permet de réinterpréter les événements calmement, et de prendre de la distance vis-à-vis d’eux.